11 juin 2026
Quand la MDD prend l’œil au rayon frais
Un facing de marque de distributeur placé à hauteur de poignée de caddie change l’ordre de lecture du meuble. Compte rendu depuis trois superettes franciliennes.
À Saint-Ouen, le meuble ultra-frais d’un supermarché de centre-ville aligne désormais la marque propre à la hauteur où la main du caddie s’arrête. Les nationales glissent d’un cran vers le haut, là où il faut se hausser. Ce n’est pas une révolution de centrale : c’est un geste de chef de rayon, répété trois matins de suite.
Nous avons relevé le même schéma dans une superette d’Épinay-sur-Seine et dans un magasin de proximité du 18e arrondissement. Dans les trois cas, le fromage blanc MDD occupe deux facings de plus que l’année précédente, au détriment d’une référence bio dont le stop-rayon, trop bas, disparaît derrière le capot du caddie.
Le shopper qui vient pour un dessert du soir ne compare plus d’abord les grammages. Il lit le bloc de couleur de l’enseigne, puis le prix au kilo collé trop près du bord. La nationale n’est pas absente : elle est simplement plus lente à trouver. Un couple interviewé près du meuble a cité la MDD avant même d’ouvrir le rayon.
Pour un industriel, la leçon n’est pas « il faut plus de PLV ». C’est que la PLV verticale, fixée au montant, est lue après le facing. Après, pas avant. Un chevalet posé au sol a été déplacé deux fois en une heure par un employé qui reconstituait la pile de yaourts.
La rédaction ne tire pas de part de marché de ces trois visites. Elle constate un ordre de lecture. Les centrales qui préparent la rentrée des MDD gagneraient à envoyer un acheteur marcher le rayon un samedi à 11 h, quand le caddie est plein et que la main ne monte plus.