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Page Work Point Le rayon, lu à hauteur de caddie

2 mai 2026

Têtes de gondole : ce que le regard retient vraiment

Sur six têtes de gondole d’un hyper de la Plaine Saint-Denis, trois parlaient prix, deux parlaient recette, une parlait encore de l’enseigne. Le shopper, lui, parlait de la rupture du milieu.

Cagettes de fruits et légumes au marché intérieur

La tête de gondole du fond, côté fruits, affichait une promotion sur les clémentines alors que le bac était à moitié vide dès 10 h 15. Les shoppers s’arrêtaient, lisaient le prix barré, puis contournaient le volume. Personne n’a demandé un réassort à voix haute ; deux personnes ont photographié l’étiquette, sans doute pour un groupe familial.

À l’entrée textile, une tête « rentrée des classes » mélangeait cahiers MDD et feutres de grande marque. Le stop-rayon unique citait un prix d’appel sur le lot de cinq. Un père a pris le lot, l’a posé, a cherché le prix unitaire au dos, puis est parti vers le rayon papeterie. La tête de gondole avait servi de signal, pas de clôture d’achat.

La seule tête qui retenait plus de trente secondes était un îlot recette : un poulet, des herbes, une bouteille d’huile. Pas de pourcentage. Une employée a expliqué, sans micro, comment découper. Le dispositif n’était pas dans le plan média de la semaine ; il venait d’un chef de secteur qui avait un surplus de volaille.

Les industriels qui achètent ces emplacements mesurent souvent la présence. Le shopper mesure l’effort. Une tête de gondole illisible depuis l’allée centrale, trop chargée de visuels, devient un meuble parmi d’autres. La rupture au centre, elle, se voit de loin.

Nous recommandons, pour les dossiers de rentrée, de photographier la tête à 8 h, 12 h et 18 h. Le visuel du matin n’est plus celui du soir. Page Work Point le fait systématiquement quand une enseigne commande une couverture d’opération.

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